vendredi 22 février 2008

Massacre


Je ne crois pas encore avoir parlé de lui ici mais Crooked I est clairement à surveiller de très près. Ses Hip Hop Weekly tonitruands sont toujours de bon gout et proposent une palette super large de son talent. Son flow découpe tout, grave de punchlines, à l'aise sur n'importe quel beat, il représente vraiment la nouvelle WestSide avec des mecs comme Bishop Lamont, Glasses Malone, Mitchy Slick ou les fous furieux de la Bay. Et pour la St Valentin (enfin quelques jours plus tard...), il nous offre une mixtape toute fraîche pleine d'énergie et de bons moments. Ne ratez pas ça, y'a Rick Rock dessus.

Crooked I - St. Valentine's Day Bossacre

Et le lien pour récupérer tous les Hip Hop Weekly, ça en vaut le détour
Crooked I - Hip Hop Weekly

vendredi 15 février 2008

Flashing Lights



Peut être mon morceau préféré de cet album que je n'écoute pas souvent au final et une bien belle video, un peu arty on y comprend que dalle mais avec des belles couleurs à la michael mann (ouais je viens de matter Miami Vice, je suis à fond...).

Quand à la demoiselle Rita G, wahoo.

lundi 4 février 2008

HOLD UP


Les New York Giants ont vraiment été Géants. Ils ont mis à poil les New England Patriots, pourtant invaincus depuis 18 matchs, un record depuis Miami en 1972. Une vraie guerre de tranchée basée en grande partie sur des défenses explosives, NY en tête avec des sacks archiviolents sur Tom Brady, ils l'ont carrement crevé le pauvre. Alors que de l'autre côté, Manning, MVP du match, a assuré un jeu aérien de BATARD dans le money time. Un touchdown dans les toutes dernières minutes et New York repart avec son troisième titre, le plus fou, le plus outsider. Bravo les copains! Ca devait être un sacré bordel cette nuit dans la grosse pomme. Encore en ce moment en fait...

mercredi 30 janvier 2008

Chicago Again



Surement un des hits de l'été 2007. Il n'est jamais trop tard. Dans un mon délire Chicago à fond. Kiffez la vibe.

J'aurais toujours préféré la Juke à Souljah Boy. Ne me demandez pas pourquoi.

mercredi 16 janvier 2008

Rosssssss




01° Intro (Prod. J.U.S.T.I.C.E. League)
02° Way Mo' (Trilla) (Prod. Cool N Dre)
03° Speedin Feat. R. Kelly (Prod. The Runners)
04° Interlude #1
05° Street Money Feat. Flo-Rida (Prod. J-Rock)
06° Criminal Mind Feat. Akon & Triple C(Prod. Cool N Dre)
07° Mecca Of The Trill Feat. Freeway (Prod. J-Rock)
08° Luxury Tax Feat. Lil Wayne, Young Jeezy & Trick Daddy (Prod. J.U.S.T.I.C.E. League)
09° Interlude #2
10° Japanese Denim Feat. Mannie Fresh(Prod. Mannie Fresh)
11° Maybach Music Feat. Jay-Z (Prod. J.U.S.T.I.C.E. League)
12° Interlude #3
13° Boss Feat. T-Pain(Prod. Jonathan "J.R." Rotem)
14° I'm Only Human Feat. Marsha Ambrosius & Brisco (Prod. Kanye West)

Repousser finalement en mars 2008, cet album a tout du gros mastodonte. Des producteurs et des invités de renom avec un style en progression constante devrait rendre 'Trilla' plus solide que 'Port of Miami'. Hâte d'entendre Maybach Music, Luxury Tax et Japanese Denim Le Flo-Rida risque lui aussi d'être sympa. Miami baby!


Street money w/Flo-rida


Speedin w/R.Kelly

mercredi 2 janvier 2008

les clips en 2008


nouveau single de CUBE. Très gros, le top du '30 is the new 20'. Raw Footage devrait sortir bientôt. Normalement.


Et le nouveau Joell Ortiz - Ups & Downs. Encore Rik Cordero. Ca sent un peu l'histoire détournée d'un possible ou non album chez aftermath. Et le morceau est bon, produit par Mike Heron. A point pour la nouvelle année.

D'ailleurs meilleurs voeux à tous!

jeudi 20 décembre 2007

Slick Rick is back et ça fait plaisir



La di da di, we like to party... Peut être mon mc préféré avec LE lyrics des 80's à Houston hier soir. Un nouvel album ferait le plus grand bien.

Et pour la peine, ce que devrait toujours être le rap : une histoire, un style, du bagout et de l'humour bien placé: Children's story

mercredi 12 décembre 2007

chili palmer is in the house



Au milieu des années 90, le style punchy et les dialogues accérés de Elmore Leonard font mouche à hollywood. Jackie Brown de Tarantino et Out of Sight de Soderbergh développent plutôt bien l'esprit de ses romans : des personnages complètement déments, des quiproquos invraisemblables, des arnaques et du culot, le tout servi par des dialogues impeccables. Juste avant est sorti en 1995 Get Shorty par Barry Sonnenfeld, futur réalisateur de Men in Black et Wild Wild West. Le personnage Chili Palmer, campé par un Travolta en pleine rédemption post-Pulp Fiction, est un usurier de Brooklyn qui rêve de faire du cinéma. Suite à une arnaque rocambolesque, il se retrouve à LA avec un producteur loser de la pire espèce joué par l'excellent Gene Hackman. L'histoire n'est pas vraiment importante, tout est centré sur les personnages et les dialogues. On sent l'influence qu'a eu Elmore Leonard sur l'écriture de Tarantino, la rhétorique est implacable, les personnages attachants car complètement improbables et Chili Palmer fait son cinéma. On se marre beaucoup, les seconds rôles sont impeccables comme James Gandolfini, futur Tony Soprano, qui joue ici un cascadeur gros bras barbu et chevelu. Le rythme est au rendez vous, le sens du détail, l'humour, la dérision et l'univers tout entier de Leonard, bourré de références multiples à la sous-culture, nous emportent entre les wiseguys et les acteurs foireux, on se régale.


En 2005 est adapté Be Cool, la suite de Get Shorty, 10 ans après. Suite à son succès dans le milieu du cinéma, Chili Palmer (toujours Travolta) a envie de tester l'industrie du disque. On retrouve les détails, les manières et les répliques cultes du premier épisode, la télé qui s'allume tout seule tard la nuit, la 'cadillac' de Chili, les petites frappes et les caids en bois. Dans le milieu de la musique, la caricature du Hip-Hop était bien sûr facile et Leonard assure des personnages bien poilant comme Cedric The Entertainer et Andre 3000 en gros Hummer et petit cerveau. On pourrait tomber dans l'énorme cliché mais nous sommes là dans un monde plus ou moins parallèle où tout est dérision et avec l'appui du réalisateur F.Gary Gray, réalisateur de clips et du très bon Friday avec Ice Cube, on tombe vite sur ses pattes. Cedric est jubilatoire en producteur sans scrupule. Uma Thurman est ajoutée au casting mais ne sert pas à grand chose à part faire la fan de Steve Tyler et une énième danse pleine de références avec Travolta, mode Pulp Fiction. Vince Vaughn est une caricature de Hip-Hop blanc assez réussie et surtout The Rock en garde du corps gay à contre emploi est tout simplement parfait. On sent que tout ce petit monde s'amuse pleinement avec la même formule que le premier volume mais la réalisation traine en longueur, tous les détails plus 'auteurs' de Get Shorty tournent au MTViesque avec match des Lakers, démonstration de danse, concert d'Aerosmith, remise de prix bourrée de stars et autres scènes dispensables qui ressortent un peu comme des vieux démon de F. Gary Gray. Reste une suite cohérente et un panaché de seconds rôles assez excitants vu qu'on retrouve aussi Harvey Keitel dans une autre réminiscence Pulp Fictionnesque ou Christina Milian dans son presque propre rôle. L'ensemble des deux est super cohérent, les parallèles sont nombreux et très plaisants donc laissez vous tenter par une soirée complète dans le monde d'Elmore Leonard en compagnie de Chili Palmer. Et si vous êtes un couche tard, enchainez avec Jackie Brown et Out of Sight et vous aurez la galerie de personnages les plus loufoques et déjantés du polar de ces dix dernières années.

PS : VO obligatoire sinon c'est naze.



UGK Tribute

Un petit docu sur l'impact des Underground Kingz sur le monde du rap. Plutôt à propos, les obsèques de Pimp C ayant lieu demain. Bientôt un mix spécial 'Country Rap Tunes' sur l'abcdrduson.com pour lui rendre hommage.

Part 1:


Part 2:


Part3:

mardi 11 décembre 2007

le clip de l'année pour de vrai



et un bonus pour les longues et froides soirées d'hiver



de rien

jeudi 6 décembre 2007

horrorcore is back



VIOLENT. Je suis déjà addict. Si le HNIC2 comporte uniquement des tracks de cet accabit, on a le potentiel successeur au classique numéro un.

lundi 3 décembre 2007

l'éruption sexuelle mec !!!



Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, LE CLIP DE L ANNEE!!!

the heartbreak kid



Je me souviens mes premières expériences avec les frères Farrelly. Fête du cinéma 1994. Alors que je devais foncièrement être encore plus débile qu'eux, j'ai trouvé Dumb & Dumber complètement débile. Maintenant que je l'ai revu au moins une dizaine de fois, je me demande si j'ai fait exprès de ne pas rigoler. Pour faire le grand avec les filles. Période de blanc. Je passe à côté de Kingpin et en 1998, je rentre tranquillement dans la salle de ciné pour voir Mary à tout prix lors d'une des innombrables séances du midi de mes années fac. Je m'attendais à une comédie gentillette et pouf! Ca me tombe sur le coin de la gueule sans crier gare. Tout est génial, le scénario, les personnages, les situations. Ben Stiller est magistralement drôle, Cameron Diaz est irrésistible. Sans parlet du nombre incalculable de personnages secondaires réussis qui feront la marque de fabrique des Farrelly aux travers du temps. Depuis le rendez vous était pris pour chaque nouvelle farce, comédie de moeurs débridée, passante de Jim Carrey à Jack Black pour mon plus grand plaisir, toujours avec réussite. Alors quand est annoncé le retour de Ben Stiller dans un film des Farrelly, je me dis que je vais encore passé un putain de moment. Et ca n'a pas loupé.

Les femmes de ses rêves (the heartbreak kid), c'est un peu le Mary 2007, l'histoire d'amour à l'envers, la quarantaine grisonnante et la peur de s'engager. Les parallèles sont nombreux, Ben Stiller toujours à la recherche de sa vraie et ultime moitié. Le scénario est simple et efficace. Et on rit. Vraiment. Les Farrelly n'ont pas perdu de leur superbe. Faire sortir des sentiments aussi humains avec un humour aussi con, ils sont un peu les seuls à réussir ce pari perdu d'avance. Toujours un sens du détail et du quiproquo réussi, des dialogues anthologiques et toujours plusieurs scènes à marquer dans les annales de la comédie. A travers le rire, ils passent toujours un message, une histoire de société. En quelques scènes, ils peuvent décrire une situation toujours avec le rire comme toile de fond même si ça n'a rien de drôle (cf les clandestins mexicains dans celui ci). Et les personnages secondaires sont tous réussis comme le père queutard d'Eddie, le pervers Oncle Tito, les mariachis qui rappellent le groupe pop qui accompagnait le récit de Mary ou la famille du Mississipi plouc à l'extrême. Les personnages les plus abjectes en deviennent attachants. Et comme toujours, une fin des plus critiques juste à moitié happy. On en sort encore plus réjoui en attendant la prochaine dose. Avec impatience.



mercredi 28 novembre 2007

Scarface is back



Le nouvel album de Scarface, MADE, est clairement ce que j'attend le plus en cette fin d'année. Toujours intéressant en 2007, toujours chez Rap-A-Lot qui sortent là coup sur coup trois albums de qualité (Devin, Trae, Face), avec ce premier single produit par Nottz de très bonne facture. A noter, sa participation exemplaire sur les LPs de Beans et Freeway pour des tracks bien introspectifs. Le top est de retour.

beanie sigel feat scarface & raheem devaughn - rain(the bridge)
freeway feat scarface - baby don't do it

vendredi 23 novembre 2007

T-Shirt of the Days - Elevators



[Verse One: Andre]
One for the money yes uhh two for the show
A couple of years ago on Headland and Delowe
Was the start of somethin good
Where me and my nigga rodes the MARTA, through the hood
Just tryin ta find that hookup
Now everyday we look up at the ceiling
Watchin ceiling fans go around tryin ta catch that feelin
off instrumental, had my pencil, and plus my paper
We caught the 86 Lithonia headed to Decatur
Writing rhymes tryin ta find our spot off in that light
Light off in that spot, known that we could rock
Doin the hole in the wall clubs, this shit here must stop
Like freeze, we makin the crowd move but we not makin no G's
And that's a nono

[Verse Two: Big Boi]
Yeah, uhh, check it
Ahh one two, ahh one two doe, niggaz
in the Cadillac they call us went from Player's Ball to ballers
Puttin the South up on the map was like Little Rock to bangin
Niggaz say motherfuck that playin, they payin
We stay in layin vo-cals, locals done made it with them big boys
up in dis industry, Outkast yea dem niggaz they makin big noise
Over a million sold to this day, niggaz they take it lightly
Ninety-six gon be that year that all y'all playa haters can bite me
...around this bitch

[Chorus: repeat 2X]
Me and you, your momma and your cousin too
Rollin down the strip on vogues
Comin up slammin Cadillac doz (doors)

[Verse Three: Big Boi]
Back in the day when I was younger, hunger
Lookin to fill me belly with that Rally's, bullshit, pull shit
off like it was supposed to be pulled
Full as a tick I was, stoned like white boys
Smokin them white golds before them blunts got krunk, chunky asses
passes gettin thrown like Hail Mary's and they lookin like Halle Berry
So so fine, intertwined, but we ain't sippin wine
We's just chillin, I'm the rabid villain, and I'm so high
Smokin freely, me Lil B, Greet, Mon and Shug
And my little brother James, thangs changed in the hood
where I live at, them rats know, mama I want to sing but
Mama I want to trick, and mama I'm suckin dick, now
We movin on up in da world like elevators
Me and the crew we pimps like eighty-two
Me and you like Tony Toni Tone
Like this Eastpointe and we gone

[Chorus]

[Verse Four: Andre]
Got stopped at the mall the other day
Heard a call from the other way
that I just came from, some nigga was sayin somethin
talkin bout "Hey man, you remember me from school?" smoke some
Naw not really but he kept smilin like a clown
facial expression lookin silly
And he kept askin me, what kind of car you drive, I know you paid
I know y'all got buku of hoes from all them songs that y'all done made
And I replied that I had been goin through tha same thing that he had
True I got more fans than the average man but not enough loot to last me
to the end of the week, I live by the beat like you live check to check
If you don't move yo' foot then I don't eat, so we like neck to neck
Yes we done come a long way like them Slim ass cigarettes
from Virginia, this ain't gon stop so we just gonna continue

[Chorus]

Outkast - Elevators (Me & You)

samedi 17 novembre 2007

beans, jay & face





Jay-Z feat Beanie Sigel & Scarface - This can't be life (2000)
Scarface feat Beanie Sigel & Jay-Z - Guess who's back (2002)
Jay-Z feat Beanie Sigel & Scarface - Some how some way (2000)

J'ai mis un peu de temps à comprendre mais ces trois gars ont juste une alchimie, une synergie parfaite. Sur des prods de Kanye ou Justin, c'est juste parfait, la street pour de vrai. Scarface et Beanie Sigel ont aussi fait plusieurs tracks ensemble, toujours une réussite. On entend parler ici et là d'un hypothétique album en collab, ça serait juste mortel. Et Jay-Z & Beans, c'est un peu le supergroupe de la mort quoi, le Nas & AZ version 2000 sauf que ça continue encore et toujours pour de nombreux tracks de qualité. Checker aussi le couplet à rallonge de Beanie sur le track de Ghostface en pleine forme avec Styles P on the hook, 'Barrell Brothers'. Juste au top. Vivement l'album. The Solution sort le 11 décembre 2007.

Ghostface feat Beanie Sigel & Styles P - Barrell Brothers

Beans' verse
It’s the broad street bully and the Killah with no face
my mac bullets burn like tequila with no chase
my knife work like a guillotine sword cuttin’
and niggas stop frontin’ til my killa bees swarm something
empty out the whole clip then reload
shotgun barrel leave it smokin’ like a broke stove
yeah and i’m all about that bullshit
the casket, the hearse and the pastor in the pulpit
I kill a nigga at the drop of a dime
just imagine what I do for a quarter
ain’t no tellin’ what I do for a dollar
pop a nigga right in front of his mom
son a nigga right in front of his daughter
and I’m nothin’ like your father
you couldn’t come from these nuts I got
and C. Baltimore suck this cock
I know most of y’all wouldn’t understand
get it… understand
some niggas will and some niggas won’t
like some niggas kill and some niggas don’t
you’s a fake it ’til you make it type of nigga
I’m a straight up take it type of nigga
pistol whip a nigga ’til I break it type of nigga
I’m hard on chumps most of these dudes is fags
put the guard on punks, push the broom up their ass
or the knife like American Me
American Sieg is Muslim, so I ain’t feeling Bush over seas
I think with the wisdom of Malcolm, got the soul of a panther
so by any means is the anthem
you gonna have to cut me out the track like cancer
I can’t stop won’t stop
this how we do it from Philly to Shaolin
all my niggas rock it…

dédicace à noz