vendredi 28 septembre 2007

Bishop Lamont = Next best thing



Bishop Lamont est actuellement l'artiste que j'écoute en boucle. Son album nommé the Reformation devrait sortir début 2008 sur Aftermath à moins que le gourou du rap moderne ne se lève demain d'un autre pied et oublie que l'album existe comme pour certaine star de Shaolin. En tout cas, les tracks arrivent un par un produit par Focus et c'est juste de l'énorme tuerie. Bishop a ce style très Gameien de faire de la westside de l'est, une espèce de transcendance des mouvements propre aux artistes Aftermath. On dirait que Dre les sort de leur environnement et style régional pour les mettre en orbite mondial comme il l'a fait avec 50 cent, pur produit NYC, The Game westside produit par l'est ou encore Stat Quo qui sort d'ATL avec des sons pas vraiment sudistes. Je me demande d'ailleurs ce qu'il va faire avec Joell Ortiz...

Bishop Lamont - Feel on it
Bishop Lamont - Lights out feat Stat Quo, Shade Shiest & N.U.N.E.
Bishop Lamont - Movie star feat Black milk
Bishop Lamont - Down (I still kill it OG version)
Bishop aurait déjà un track sur ce beat de Khalil avec le même refrain d'Akon qui finalement atterit sur l'album de 50 cent ?? Merde Curtis est en grosse panne d'inspi...
Bishop Lamont - No stoppin' carson
Bishop Lamont - American dream


Bonus : Evidence - All said and done remix feat Bishop Lamont

jeudi 27 septembre 2007

American Gangster



Possible cover de l'album inspiré de Jay-Z en mode street is watching. Franchement bonne cette idée de pochette s'il la garde. Le concept salle vide avec les chaises sur les tables à contre jour, ça ramène bien le délire gangster discret, polar noir avec le bleu de Blueprint et la figuration sans visage à la Reasonable doubt. Un nouveau track arrive sous peu nommé Roc Boys qui confirme le retour attendu du vrai délire Roc-a-Fella époque Beanie, Freeway et tous les collègues de Philly. La date annoncée pour l'album est le 6 novembre avec aussi le Solution de Beanie Siegel et le Free at Last de Freeway qui devrait suivre dans la foulée. Ca approche à grands pas, je suis super impatient pour l'instant, c'est du sans faute.

BONUS pour le retour du ROC:
Kanye West feat Beanie Siegel et Freeway - Can't tell me nothing (rocafella remix)

samedi 22 septembre 2007

Blue magic



Donc voilà, Hova est une nouvelle fois de retour. Juste après le clash de l'année et sa semaine de chiffres, il annonce la sortie d'un album concept inspiré du nouveau film de Ridley Scott 'American gangster' avec Denzel Washington. Le retour de Jay-Z dans le gangstérisme, le deal des années 80's et la réussite qui va avec. Tout va très vite. L'annonce, le premier track et la video qui va avec. Skateboard P à la prod. Je pense que ça ne fera pas l'unanimité mais ce mélange de Clipse et de Rakim, merde, moi ça me plait. Alors que Jay-Z avait fait un retour en fanfare avec du 'grown'-rap de quarantenaire multimillionaire sur Kingdom Come, on le retrouve plus hustler que jamais. Le retour des snowmen à la Jeezy, Ross & Clipse va sûrement être le terrain de jeu de ce nouvel album. Le beat est dépouillé, simple, essentiel. Le rap est intemporel, rakimien, gorgé de nombreuses références. Si Hova réalise 12 titres de ce calibre, on aurait un nouveau type de Jay-Z entre celui de Reasonable doubt et celui de Blueprint. Un album tourner vers la street, où le golf est absent, où les grosses voitures sont payées en argent sale et le deal est pour survivre. Il a compris depuis la dernière fois que sa vie de businessman intéressait peu. Donc la rue est de retour, la faisant subtilement revenir autour d'un film de gangster. Intelligent. Comme en se plaçant sans y être sur le big brother de Ye et en étant en même temps sur le remix Forbes de I get money avec Diddy et Fiddy. Toujours partout sans y être avec cette fois ci une BO qui n'en est pas une, un album qui n'en est pas vraiment un non plus. Mais un vrai morceau. Blue Magic. On attend la suite.

Jay-Z feat Pharrell - Blue magic
Eric B & Rakim - My melody

vendredi 21 septembre 2007

Saigon vs Mobb Deep : The Brawl


Version Mobb Deep


Version Saigon

>> Saigon talks<<

NYC, 19th nov 2007. Un show de Mobb Deep, plus ou moins pour la sortie de The Kush, le nouvel album de Havoc. Saigon monte sur scène pour faire un titre, il n'avait pas l'air vraiment prévu au porgramme. Il check des mecs sur scène, un gars de 3 m lui tombe sur le col, ça commence à s'agiter, Prodigy dans le fond est pris à partie par Saigon. POUF, deux manchettes dans sa tête. Prodigy à terre, tous ses potes sur scène s'énervent, Saigon se barre avec son pote, voyant que ça partait super en sucette et est coursé par toute la clique en dehors du club. On a Gab'1 vs mafia 15 frites, ils ont Saigon vs mafia profonde.

La cause, un interview de Prodigy où on lui demandait l'avis sur certains rappeurs qui pourraient remonter le niveau du rap actuel. On cite Saigon, Prodigy répond qu'il suce sa bite. Forcément. J'aime beaucoup cette phase où Saigon dit qu'il voulait se fracasser en one-on -one avec n'importe quel pote de Prodigy car P, c'est pas du jeu, il est trop faible.

Le bénéf dans cet histoire : pour Saigon. Les gens attendent encore et toujours l'album, la patience s'évapore. Avec ce genre de bordel, tout comme les histoires de Tru Life, Saigon se remet au centre des rumeurs qui ne servent à rien à part vendre des disques. Après la politique de Mobb Deep, faire croire que Saigon est parti comme une tappette en courant, hum. Tel qu'on connait le personnage on se doute que ce n'est pas le cas. Déjà il se pointe dans un concert de Mobb Deep avec un pote. Il monte sur scène. Bon, quand on sait le différent qu'ils ont, ça veut déjà dire quelque chose.

Moral of the story débarque sous peu. Quelques extraits :

Saigon - in a mess | prod. alc
Saigon - i know | prod. sha money xl
Saigon - how it almost didn't happen | prod. just blaze

et du bonus

9th wonder feat Saigon & Joe Scudda - Saved
Obie Trice feat Saigon - Wanna Know remix

mercredi 19 septembre 2007

Kanye 957 - 660 Curtis



Voilà donc la fin de la première semaine fatidique et son couperet implacable. Comme annoncer précédemment ici, Kanye est le grand vainqueur avec le plus gros score depuis plus de deux ans tous styles confondus. 957'000 disques. MERDE quasi platine en 1 semaine. Curtis fait 660'000 qui est un bon score s'il n'était pas n°2. C'est autant que Jay-Z sur le Kingdom Come ou que T.I. vs T.I.P. Ca fait beaucoup de concurrents pour Fifty. Maintenant va t il réellement arrêter sa carrière comme il l'avait annoncé ? Il a déjà annulé sa tournée en europe car la grande nouvelle, c'est aussi le succès de Graduation outre atlantique. La suite risque d'être croustillante. En attendant, j'ai les mêmes goûts que Hova.

What's your favorite song on the album?
Aw, man. Okay, today? I'm pretty much consistent with ''I Wonder,'' ''Champion,'' and ''Flashing Lights.'' Those are my three records. I think ''Drunk and Hot Girls'' would be a great stadium song for him to perform — it sounds like a great time to me. I can just see one of those festivals, it's overseas somewhere and it's like 75,000 people just having a great time. And I think ''Big Brother'' is the best song he's written since ''Jesus Walks,'' as far as structure, emotion, everything.

I was going to ask you about that song — obviously it's about you. Do you think that was a fair portrayal of you?
I think it's a fair portrayal from a little brother's perspective. You know, you've got your big brother and you want to go out with him, he's like, ''Nah, get back in the house!'' Things like that, until you come of age. At Roc-A-Fella, we've always lived by tough love. Everyone knows that. It's nothing given. Everyone has to work for theirs, and that's how you make strong individuals, by not carrying them. That's how you make a Kanye West. You make him fight for his position.


Le reste ici >> Jay-Z - EW interview

On y apprend aussi que Jay-Z devait être sur Barry Bonds et que New York is still his.

Donc je vous mets le track qui va avec, celui qui fait l'actualité du clash cette semaine, le fameux remix d'I Get Money avec les trois billionaires du hip hop.

50 cent feat Diddy & Jay-Z - I get money (1,2,3 Forbes remix)

mardi 18 septembre 2007

termanology - so amazin



Comme je l'ai dit au début de l'été, Hood Politics V est plus qu'une tape. c'est un album avant l'album à ranger avec la Brick de Joell Ortiz et Ghost Sessions de Styles P. Un clip sur la prod de Premier, c'est cool. Ca sonne comme un appel aux majors avec ce texte qui parle de toutes ses influences, ses appuis et ses déboires dans l'industrie du disque. Le lien avec les ainés est réussi. Terma n'a peut être pas encore l'étoffe pour faire la cover des next kings de XXL mais s'il confirme avec un album, il pourrait vraiment s'en approcher avec son style si particulier et sa technique hors norme. C'est du brut, exact et précis. Je vous recommande l'achat >> Buy It

vendredi 14 septembre 2007

La preuve que Cam'Ron est mort et que Curtis le suit



Hier soir, pour sa tournée dans les 5 boroughs de NYC, Curtis a présenté son nouvel album au côté de ces G-unitiens mais aussi Jim Jones et Juelz Santana alors que le beef 50cent vs Cam'ron restait super violent. On a pas vraiment vu Cam depuis la piscine et déjà à l'époque on le sentait un peu sous l'emprise du crack quand même. Mais là, c'est carrément la fin. Avec les rumeurs (fausses) qui tournaient sur une possible signature de Jim Jones chez G-Unit, je pense que Cam peut se retourner dans sa tombe qu'il s'est creusé à main nue. C'est la fin d'une époque. Les Diplomats de Cam'Ron n'existe plus. Les Dipset de Jim Jones ont pris le pouvoir.




Mais ça n'empêche pas Curtis de rester derrière. A propos de ça vient d'apparaitre un track étrangement nommé Smile (I’m Leaving), archi violent avec tout ce que la terre peut comporter de célébrités,contre tout ce que le monde du showbusiness ingurgite et rejette. Dans ce morceau, on sent Fifty fatigué du rap, on sent qu'il veut se barrer, que son prochain album pourrait bien être le dernier. Mais pourquoi n'est ce pas sur l'album ?? C'est un bonus track from iTunes Store et c'est bien dommage car ça aurait pu faire un track intéressant sur Curtis. Ca, I get money, les deux prods d'Havoc et la bo de la pub vitamine water nommée formula. c'est tout ce que que je retiens de Curtis. Et en fait, Fifty a presque meilleur goût quand il perd sur ce Smile. D'ailleurs il dit que son prochain album sera son Black Album, son dernier avant la traversée du désert mais Jay-Z est parti quand il était le meilleur, il est parti par faute de compétiteurs, il avait tout réalisé. 50 cent va partir parce qu'il n'est plus à la hauteur. A la fin, on se rappellera que de Shorty et de son anniversaire.

50 cent - Smile (I'm leaving)

jeudi 13 septembre 2007

VMA+Brit=OUPS - I mean it




En fait, je me suis rendu compte que je n'avais pas parlé assez des VMAs cette année. Bon Kanye n'a encore rien gagné, Justin l'a joué fairplay à l'ancienne face à Chris Brown et Dr. Dre est sorti de sa caverne tel un Oussama bodybuildé à ranger entre le nouveau Timbo en salopette et l'incroyable Hulk. A côté de ça la vraie attraction cette année, c'était le fameux retour de Britney. C'était le plus gros argument de vente. Avec 50cent dans Paris peut être. Et bien sûr dans la plus pure tragédie MTVienne, son live est archi raté. Playback à côté, choré à chier, ambiance de merde et attitude pathétique. Le retour de Britney est une catastrophe complète. Ou une réussite extraordinaire.Une source de tabloids et d'audimat intarissable. La fontaine de jouvence médiatique. L'éternel rebondissement encore et encore. Kanye a carrément crée la polémique en disant qu'MTV serait les responsables de ce chaos en changeant au dernier moment tout la scénographie de Britney. En la jettant au pâture aux lions sans filet. Et là, notre gars Chris Crocker, star youtubesque de la jeunesse techtoniquienne nous sort son plus grand jeu Actor's Studio pour prendre sa défense. Résultat : la video la plus regardée du mois.



Même au fond du trou, la Britney génère plus de business que toutes les pétasses blondes du monde américain de l'autre côté de l'atlantique. Period !

MICKEY MOUSE CLUB RULES !

mercredi 12 septembre 2007

And the winner is ...


Kanye West - Big Brother w/ surprise guest at 106 & Park

Donc c'est quasiment fait. Kanye West est au dessus de tous.On table sur plus de 700 000 en première semaine, ce qui dépasserait le dernier record de son Big Brother avec Kingdom Come. C'était un peu courru d'avance vu l'engouement autour des singles de Fifty (c'est à dire aucun) et la hype montante autour du 'renouveau' de Graduation. Tout le monde est unanime, Kanye détrônerait même le king de la country Keny Chesney ce qui n'était vraiment pas gagné d'avance. Alors maintenant la vraie question est : Curtis va t il réellement être le dernier album de 50 cent ? Après Eminem, ça serait donc le deuxième artiste Aftermath à partir à la retraite avant que ça parte réellement en sucette.

Et Dre qui annonce par dessus ça, en plein VMA que le Detox est prévu pour très bientôt. Merde si cette année, Dre sort Detox, The Reformation de Bishop Lamont qui pourrait avoir l'effet d'un Game, presque en mieux et Statlanta de Stat Quo (dans une moindre mesure Joell Ortiz mais je n'y crois pas pour cette année), il a déjà gagné. Par contre, Shady et Fifty ont perdu.



Sinon le nouveau single de Kanye va cartonner, parole de captain' !



PS : Le clip est signé So Me, le réal des videos de Justice contre lesquels Kanye avaient perdu l'année dernière. Il ne disait pas connaître ces petits jeunes sortis de nulle part. Depuis il sample Daft Punk et son clip est signé So Me. Pedro Winter rules !

mercredi 5 septembre 2007

Graduation - premières impressions

Il y a deux débats dans le microcosme hiphop mondial actuellement : Graduation est il vraiment la révolution annoncée ? Et qui va gagné le plus gros match truqué de l'histoire depuis Ali VS Liston entre Kanye West et 50 cent mardi prochain ? Pour les deux, les avis sont vraiment partagé.




Concernant Graduation, à la première écoute de la version leakée, je comprends qu'on puisse être déboussolé. C'était prévu, il y a des claviers dans tous les sens. Moi ça me plait, concrètement aucun track ne me parait superflu. Le mélange des voix pitchées et boucle de soul violon habituelles avec les claviers 80's avec relent de pop. Kanye disait il y a peu que son seul concurrent était Justin Timberlake. On comprend bien dans quelle direction il est. Mais l'album est super cohérent et les tracks qui peuvent paraître complètement ratés au premier abord comme 'drunk n' hot girl' ou 'i wonder' se révèlent en fait être juste NOUVEAUX. J'attend d'avoir maintenant la version mixée, masterisée et tout et tout car je trouve le mix général plutôt étrange. Pour l'instant, mes tracks sont 'flashing lights' et l'apparition réussie de Dwele, 'the glory' ,vraiment le top du Kanye Style et 'i wonder' que je chante comme un con tous les matins. Tom Breihan parle aussi de ces premières impressions sur Village Voice. Il arrive au constat que Graduation est un album à travailler, moins systématique et facile d'accès que Late Registration. Il découvre finalement l'album en l'écoutant en voiture ce qui lui donne un tout nouvel aspect. Car Kanye a toujours voulu réalisé la bande son de la vie, du quotidien avec des tracks qui font penser à tel ou tel moment de l'existence. A-t-il réussi sur cet album ?

Status ain't Hood - Figuring Out Kanye West's Graduation



En tout cas, à l'écoute des deux leaks, le combat est totalement inégal. Fifty est rincé. Tous les singles de l'album sont déjà sortis (merde 5 !!!) et les clips qui vont avec. Il ne lui reste plus qu'une merde avec Akon. Comme tout le monde. Bien sûr il reste la street sur l'album. Des producteurs moins connus pour des tracks bien de la rue. Mais ça fait pas vendre un disque. Rien de nouveau, la même formule + deux trois ingrédients du moment mais déjà périmés (Timbo + Justin, Akon, Mary J.). Aucun single n'a vraiment fonctionné, le G-Unit en chute libre (mattez les yeux de Yayo sur la photo en dessous...) et la seule prod de Dre est à moitié claquée. Artistiquement parlant, Kanye a gagné haut la main. Après, Curtis Jackson reste un gros businessman. Donc préparez les pop corn, la semaine prochaine va être riche en spectacle !

mardi 4 septembre 2007

le coton tige



Q-Tip est donc de retour. Avec un album solo en octobre, The Renaissance et un en collaboration avec Common. J'avoue être super impatient, faisant parti des gros fans de Kamaal the Abstract et bien sûr de toute la disco de Tribe. Un album avec Common peut vraiment donner quelque chose de super rap au vu des derniers tracks mise en avant par les deux mecs et surtout qu'ils cherchent à avoir des prods de Pete Rock, Primo et Kanye. S'il y a bien un truc qu'il faut rendre à Ye, c'est le fait de remettre vraiment au centre de l'actu des mecs comme Common, Kweli, Mos Def ou Q. Toutes les dédicaces qu'il a pu faire, les allusions et les coup de pouce ne sont pas pour rien dans les bons scores de Finding forever et Eardrum cet été, tous les deux premiers de vente US la semaine de leur sortie. En attendant, le groupe Common/Q-tip s'appelle The Standard et bien sûr, on n'est pas prêt de voir l'album tout de suite.

Interview Q-tip - Village Voice

Interview recommandé. Comme tout le blog de Tom Breihan d'ailleurs.

Q-Tip : (...) I'm hoping that people listen to Tribe and see the influences of a Slick Rick or a Run-DMC. Or Miles Davis in an influence of ours, Prince is an influence of ours. And then you can see that Prince's influences were Jimi Hendrix and Sly Stone. And Sly Stone's was Ray Charles, and Ray Charles' was Nat King Cole, and Nat King Cole's was Oscar Peterson, Oscar Peterson's was Duke Ellington. It gets all laid out for you. I encourage all of that. It's good product for conversation and healthy debate and to answer questions.

EDIT : interview Q-Tip - HipHopGame
The Renaissance sort apparemment en février !

jeudi 30 août 2007

Le baiser sur le cul de Judas



Je viens de tomber par hasard sur un tracklist du prochain album de Jadakiss prévu pour la fin de l'année. Styles P m'a bien traumat cette année avec son Ghost Sessions et les feats de Jadakiss un peu partout sont toujours de bon goût. Kiss my Ass, si le tracklist devient officiel, risque de vraiment faire mal. Le problème, c'est que le tracklist de Kiss of Death était déjà super allèchant et le résultat plutôt décevant malgré quelques gros gros track. J'espère que la date approche. Le single devrait être le For da Club (forcément) produit par Swizz avec Fat Joe, Juelz et E-40. Intéressante combinaison! Curieux aussi d'entendre le track produit par Dre et celle de Justin Blaze avec The Game, Weezy et T.I. Wooh. Le tracklist est vraiment fou.

1 Emergency (prod.Dr. Dre)
2 None of This feat.Princess of Crime Mob & Remy Ma (prod. Jazze Pha)
3 Live it Up feat. Jim Jones & Cam'Ron (prod. Three 6 Mafia)
4 Sunday Morning (prod. Kanye West)
5 Get It Get It feat. Young Jeezy & Chamillionaire (prod. Just Blaze)
6 Nappy Freak feat. Sheek Louch (prod. Neo Da Matrix)
7 Genocide Note feat. Styles P (prod. Eminem)
8 For The Club feat. Fat Joe, Juelz Santana & E-40 (prod. Swizz Beatz)
9 Fake Talk Ain't Real Talk (prod. Hi-Tek)
10 Hood is Us feat Junior Reid, Elephant Man & J-Hood (prod. The Alchemist)
11 Blowin' Dust feat Rick Ross (prod. Pharrell)
12 Dollars (prod. The Runners)
13 Upside Down (prod. Hi-Tek)
14 Kiss My Ass (prod. Just Blaze)
15 Your Voice, Your Choice feat Kanye West & Anthony Hamilton (prod. Kanye West)
16 In Trouble feat. The Game, Lil' Wayne & T.I (prod. Just Blaze)

quelques sons en direct de Yonkers pour patienter
Styles P feat Jadakiss - problem child (from Independence)
Styles P feat Jadakiss - ms jackson (from Independence)
Sheek Louch feat Jadakiss - survive in the city (from Sheek Louch next LP)
Jadakiss feat Rick Ross & Sheek Louch - down south (from Kiss my Ass ??)

mercredi 29 août 2007

NORE



Un nouvel album de Noreaga, on ne sait plus trop quoi en attendre. Le reggaeton, c'est vraiment pas mon truc. Mais Noreality a vraiment une autre gueule. C'est super street, le premier track avec Swizz est réussi, le jeté sous le bus aussi avec un très bon couplet de Jadakiss (ok je ne suis pas très objectif). Y'a des trucs vraiment barrés genre le track déjanté avec Styles P (merde S dot P, le nouvel album va être dingue) ou Pop on pill qui parle de sex sous pilules ou encore Eat pussy avec deux invités que je kiff, Tru Life et Peedi Peedi. Mais le track qui tue vraiment, c'est Cocaine cowboys. La prod est trop cartel colombien des 80's. 100% miami vice. Le discours sent le vécu à mort, Nore est vraiment dans son élément. Finalement sur 13 tracks, l'album se tient bien. Nore est de retour dans la rue, on attend maintenant CNN de pied ferme.

noreaga - cocaine cowboys
noreaga - sour diesel feat styles p
noreaga - eat p*** feat tru life & peedi peedi

SUPPORT MUSIC

vendredi 24 août 2007

Heavy Rotation




Le dernier UGK tourne en boucle dans mon iPod. L'album est vraiment super bon, la chronique bientôt sur l'abcdrduson.com. En attendant, vu qu'il s'agit d'un double, je me suis demandé quel tracklist j'aurais mis en simple, genre en enlevant les quelques tracks superflus et garder le meilleur. En gros, ça donnerait ça:

1. Swishas And Dosha
2. Int'l Players Anthem (I Choose You)f/ Outkast
3. Life Is 2009 f/ Too Short
4. The Game Belongs To Me
5. Like That (Remix)
6. Gravy
7. Grind Hard f/ Young TOE & DJ B-Do
8. Quit Hatin' the South f/ Charlie Wilson and Willie D
9. Trill Niggas Don't Die f/ Z-Ro
10. How Long Can It Last f/ Charlie Wilson
11. Still Ridin' Dirty
12. Cocaine f/ Rick Ross
13. Two Type of Bitches f/ Dizzee Rascal & Pimpin’ Ken
14. Real Women f/ Talib Kweli & Raheem DeVaughn
15. Candy
16. Shattered Dreams
17. Living This Life

On a là le meilleur album de l'année. Même si d'autres tracks sur l'album sont vraiment bien, là on a un ensemble vraiment super cohérent et homogène. Un pur album de UGK !

Bref je n'ai qu'un seul conseil : acheter cet album >> BUY IT !!!

lundi 20 août 2007

Jojo les orties encore et toujours


Joell Ortiz - Latino


Rap City Freestyle 17/08/2007


Who the f*%$^is Joell Ortiz ?? - 125 grams

Parmi les mcs qui montent et qui font bien plaisir, vous avez compris que j'ai un faible pour Joell Ortiz. Un style simple, une formule déjà connue mais tout à fait maitrisée et surtout des lyrics de bâtard. Un album chez Aftermath, c'est aussi dangereux qu'un cyclone en martinique, y'a 9 chances sur 10 que ça ne sorte jamais. Mais quand tu vois des mecs comme Bishop Lamont (on va en reparler bientôt...), ou Joell Ortiz avec un rap brut, sans concession et super hiphop, on aurait bien envie que ça soit vite leur tour. En tout cas, The Brick est toujours dans les bacs, Latino en est donc le nouveau clip et c'est vraiment un bon album avant l'album. De source sûr from Koch Records, les ventes ne décollent pas aux States mais par contre, Jojo commence à avoir un sacré buzz en Europe, apparemment ça vend bien. Bien sûr, en France, ce n'est même pas distribué donc BUY IT !

dimanche 19 août 2007

Chose Chaude. Mot !



J'avais déjà plutôt kiffé l'advance du EarDrum de Talib Kweli. Bien tourné, de bons beats, le track avec UGK reboosté de la bonne façon, des arrangements vraiment réussis, plutôt une réussite. Mais j'avais raté cette pépite produite par Will I Am qui assure en ce moment un sans faute (bientôt un mix en mp3 pour vous prouver tout ça eheh). Le clip reprend le délire des pubs HP de l'année dernière avec brio et la deuxième partie reprend le track produit par Kanye West, In the mood, ambiance crooner classieux. J'espère que Ear Drum trouvera son public car avec les prods de Kanye, Will, Madlib, Pete Rock ou Just Blaze et même un bonus avec Justin Timberlake, Kweli a vraiment donné du coeur à l'ouvrage et a réalisé son meilleur album depuis Reflection Eternal. Ne passez pas à côté !

Talib Kweli feat Justin Timberlake - The Nature

L'album sort mardi. BUY IT !

vendredi 17 août 2007

Back to the Program : Reader's Diggest

Me voici de retour après le break. Un peu déconnecté du monde webmusical ces dernières semaines, j'innove complètement pour placer quelques petites notes sur les bouquins qui m'ont accompagné dans mon périple atlantique. Alors que les Hell's parcouraient des milliers de kilomètres, des centaines de vierges effarcouchées et des litres de bières, je restais tranquillement sur ma serviette de sable. Pendant que Sonny détruisait tous les prétendants, que le rideau sur l'emprise de la mafia sur le milieu de la boxe des années 50-60 se déchirait, que les rixes de bar, l'alcool, les femmes, les audiences au tribunal et les contrats d'exclusivité se multiplient, je reste les pieds dans l'eau, le nez dans ma menthe, la peau dans le rouge. Deux plongées dans un monde de brutes où la vérité n'est pas forcément celle qu'on croit mais pas non plus beaucoup plus réjouissante. Deux auteurs-journalistes-investigateurs-rocknroll-fou décrivant des faits de société appuyés, étayés de réalité noire et jubilatoire. Un été vraiment sympa.





Les anges de l'enfer. Tout le paradoxe de ce nom est contenu dans ce livre. Hunter S. Thompson, tout le monde connait Las Vegas Parano et sa descente lente et hallucinée dans le délire articulé et inventif de toutes les drogues qui puissent exister sur terre. Ce mec est vraiment à part. Créateur du mouvement gonzo, en gros sur journalisme hypersubjectif qui part d'un évènement ou d'un fait comme prétexte à des élucubrations éclairées et des envolées sous substances toutes plus géniales les unes que les autres. Auteur à ranger avec votre section beatnik entre Sur la route et Le festion nu, Thompson n'a pas vraiment écrit de livre mais plutot des articles un peu plus long que d'habitude. Hell's Angels est un article de 350 pages, une plongée dans le vrai milieu des gangs de motards des années soixante aux Etats Unis, ces bandes de barbares barbus sans foi ni loi qui dévastaient tout sur leur passage tel Attila et les Huns. De l'intérieur, notre journaliste gonzo décortique tout le romantisme des bads boys à moto, leurs rites, leurs style de vie et toute la médiatisation qui a été faite autour d'eux entre 1964 et 1966. Le ton oscille entre un dégout pathétique, une fascination de la destruction et une véritable étude de moeurs. Très détaillé avec beaucoup de faits réels, des détails sur les rapports entre les Hell's et la police mais aussi avec les autres gangs ainsi que le commun des mortels. Entre les beuveries du 4 juillet, les rixes de bar, l'organisation du clan, la découverte de l'acide avec l'auteur de Vol au dessus d'un nid de coucou, le contexte politique autour de la guerre du vietnam et toutes les secousses sociales des 60's, le mythe du viol collectif dans les médias et sa véritable teneur, on ne s'ennuie pas une minute dans cette immersion d'un an avec le gang de motards le plus connu de l'histoire. Thompson écrit à travers ce périple tout un essai sur les marginaux du monde entier, la peur des différences et sa récupération par les médias mais surtout sur la liberté, la vraie. Ne ratez pas le dernier chapitre où L'auteur enfourche son fidèle destrier pour une grande virée au bord de l'océan sur les routes sinueueses et dépourvues de sens de la californie sauvage, les sensations sont garanties. Pour l'anecdote, l'accroche du livre se fait sur le défoncage de crâne de Thompson par les Hell's après une année à leur côté pour cause de royalties refusées sur le bouquin qu'il était en train d'écrire. Les Hell's se sont fait bouffer par les médias finalement. Devenu célèbres, leur statut leur monte à la tête, est récupéré par les intitutions en place et les fait retomber plus bas que terre. Comme tout mouvement de contre culture qui se respecte.





Quand on parle de boxe, le nom de Muhammad Ali résonne comme le gong du dernier round. Une histoire hors du commun, un charisme et une utilisation des médias révolutionnaires, un engagement sincère, des KOs à la pelle, un come back fracassant, en gros une légende. Mais le champion poids lourds qui le précédait, Sonny Liston ,plutôt peu connu du grand public, pourrait rivaliser finalement assez facilement tellement sa vie dévoile un véritable polar ambulant. Nick Tosches, critique rock touche à tout à qui on doit déjà les très bonnes biographie de Jerry Lee Lewis et Dean Martin, a senti tout le potentiel dramatique de l'existence de Sonny. Une vie de dur. Esclave du début à la fin. Une date de naissance inconnue, un âge qui change au fil des procédures nombreuses devant la cour. La pègre, la boxe, les deux inséparables. Les premières retransmissions télévisuelles donc les premiers gros gros sous. Les managers fantômes qui récupèrent ces gros sous. Les belles voitures de Sonny achetées avec les petits sous qu'il reste. La délinquance, la prison. Le crochet, la droite la plus violente de l'histoire. Cassius Clay et le match truqué. La mort prévisible et inéluctable mais pourtant pleine de suspense. Tosches ne rate rien de la vie du champion poids lourds rendant aux travers de nombreux détails et rapports de tribunaux, un style plus noir que Sonny ne l'était. Sonny fait peur, il incarnera le mal toute sa vie mais pas le méchant que t'aimes bien, celui qui parle beaucoup et appuye où ça fait mal avec panache. Non, le méchant tout court. Celui que tout le monde aime détesté. Nick Tosches est surement un des meilleurs pour retranscrire les âmes déchues et oubliées. Sonny Liston est surement le plus gros cogneur du XX eme siècle mais il ne laisse derrière lui que sombres histoires de violence, de femmes et d'alcool bien sûr mais aussi d'esclavage quelque soit sa forme, d'organisation du crime et de boxe. Car Sonny, y'a que ça qui le faisait vivre, le Noble Art. Un contre un. Tes dents par terre, les miennes qui rayent le parquet. Une vraie leçon de vie.

La bande son qui va avec : James Brown - Night Train

Et pour ceux qui aiment les récits de Boxe, vous ne pouvez pas raté Le Combat du Siècle de Norman Mailer décrivant le fameux Rumble in the Jungle qui opposa Georges Foreman à Muhammad Ali en 1974 à Brazzaville, Zaire. Le style est très débridé dans la pure tradition du romanesque-journalisme à l'américaine comme Truman Capote et autre Russell Banks. Un must qui récoupe certains pics de Tosches dans Night Train à l'égard de Mailer et pas mal d'autres personnages de la boxe.



Et maintenant, bonne lecture !

dimanche 29 juillet 2007

Holidays




Les carnets vont connaître un petit break pendant quinze jours, pause estivale oblige. Profitez du soleil si vous en avez, écoutez le bon son que vous kiffez et préparez vous pour une rentrée au top !

une petite selection pour faire patienter

Kidz in the hall - cool like that
Jay electronica - i feel good
D'angelo - everybody loves the sunshine (voodoo outakes)
Hezekiah feat Bilal - lookin up

Bonnes vacances à tous, retour le 12 août !

vendredi 27 juillet 2007

L'homme orchestre



Cet album devrait être celui de la fin de l'été juste avant le clash de Kanye West et Fifty. Très attendu, un single plutot fat, un deuxième non moins explosif, des prods dans tous les sens, 10 titres, peu de feats. Ca devrait faire son effet. Etrangement l'album n'est produit qu'à moitié par Swizzy, celui-ci se concentrant sur sa capacité microphonique pas dégueulasse du tout. Top Down est vraiment large de chez large. La spécialité de Swizz, ça reste encore les beats !

1 Product Man
2 It's Me Bitches
3 Big Munny (prod. Nottz)
4 Bust Ya Gunz feat Drag-On (prod. Needlz)
5 You Know Ya Boy Did That (prod. Snags)
6 The Funeral (prod. Neo Da Matrix)
7 Take A Picture
8 Top Down
9 Money In The Bank (prod. Young World)
10 Part Of The Plan feat Chris Martin of Coldplay
11 Snoop skit
12 It's Me Bitches Remix
13 Nas skit






Grosse dédicace pour le ghostriding de luxe. Swizzy qui court en marcel à côté d'une Ferrari, c'est la classe quand même. Et hop, un petit money in the bank live avec tout plein de mcs d'exception sur scène.



Et quelques mp3s tous frais pour que l'homme orchestre vous accompagne cet été:

Swizz Beatz - top down
Cassidy feat Swizz Beatz - my drink n' my 2step
N.O.R.E feat Swizz Beatz - set it off

Le tout produit par Swizz Beatz bien sûr. Enjoy !

jeudi 26 juillet 2007

Le diplôme



Le 11 septembre prochain, le nouvel album de Kanye West risque d'entrer en collision avec le monde ... et avec Curtis. En attendant ce plus gros match / beef de l'histoire du hiphop depuis Jay-Z / Nas, les singles présagent un opus vraiment maitrisé, un nouveau son poppyghetto, des superstars françaises et aucuns feats niveau rap. Kanye passe son diplôme et pour l'instant avec brio. Can't tell me nothing m'a accroché l'oreille direct, Dj Toomp a assuré ce que Kanye cherchait (on se demande pourquoi T.I. n'a pas fait appel à ses services). Voici maintenant le remix qu'on attendait tous avec Jeezy sur un véritable hymne à la réussite propre, sans retournement de vestes ni formules putassières. Le duo fonctionne, les ad libs explosent à tout va, le track en ressort grandi. Bien joué. Comme d'hab ...

Kanye West feat Young Jeezy - Can't tell me nothing remix